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Au-delà des frontières...

 

Un souffle de poésie mongole

La poésie occupe une place importante dans la littérature mongole. À la fois orale et écrite, elle est difficilement accessible et très rarement traduite.

La poésie orale va de ces tout petits poèmes de deux vers (appelés double-vers) aux épopées très élaborées dont la récitation peut durer un mois entier.

L’origine de la poésie écrite, quant à elle, remonte au XIIIème siècle, sous l’impulsion de Gengis Khan.

Le plus ancien texte de littérature du pays est « l'Histoire secrète des Mongols ». Il  date de cette époque où les écrits ont une forte dominante historiographique qui permet à l'aristocratie mongole de fonder sa légitimité politique. Cette œuvre remarquable prend place au rang des chefs- d’œuvre littéraires de l’Humanité.

Les textes étaient gravés sur de l’écorce de bouleau ou sur les métaux et pierres précieuses qu’on nomme en mongol les neuf joyaux (erdene). Le Prince poète Tsogt taij a gravé dans la pierre un poème préservé jusqu’à nos jours, près de 400 ans plus tard. Appelé le « Roc chantant », le poème représente, aujourd’hui encore, un héritage inestimable.

Le développement d’une littérature en langue mongole s’est mis en place dans un esprit conjuguant à la fois une inspiration faite de références à l’histoire, au patrimoine et à la culture du pays qui tisse un lien entre la vie des nomades et l’empire des steppes. Par ailleurs, la poésie mongole se nourrit de références exogènes qui, du fait de l’éloignement linguistique, parvient aux auteurs mongols, essentiellement par l’intermédiaire de traductions. Ce qui donne un panorama des réseaux d’échange culturels, intellectuels et même diplomatiques dans lesquels la Mongolie se situe au fil du temps.

Dashjorjiin Natsagdorj

Le père de la littérature en langue mongole est Dashjorjiin Natsagdorj, un poète, écrivain et dramaturge, né en 1906 et mort en 1937.

À cause du manque d'éducation formelle en Mongolie à cette époque, il reçut l'essentiel de son éducation initiale grâce à un tuteur. Entre 1926 et 1929, il séjourne en Allemagne et en France et devient le fondateur de l’Union des écrivains de Mongolie. Ses poèmes couvrent une grande variété de sujets, y compris la romance patriotique, révolutionnaire, éducative, cognitive et amoureuse.

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Dashjorjiin Natsadorj est célèbre notamment pour « Ma terre natale », la plus connue de ses œuvres, qui rend hommage aux paysages de son pays. Un monument est érigé en son honneur près de Baganuur, (l’un des neuf districts d’Oulan-Bator) avec un extrait de ce poème gravé. Il a également écrit une histoire d'amour tragique « The Three Sad Hills » (musique de Damdinsüren et Smirnoff) qui est devenue l'un des opéras les plus populaires de Mongolie.

L’Opéra d’Oulan-Bator commence et termine chaque année son programme avec cet opéra.

Ma terre natale

Eaux cristallines des rivières sacrées de Kerluren, Ono et Tuul,

Ruisseaux, courants et sources irriguant de bienfaits mon peuple,

Lacs bleus Khovsgol, Ubs et Buir, si larges et si profonds,

Fleuves et lacs où hommes et bétail viennent étancher leur soif,

Ceci, tout ceci est ma terre natale,

Ma patrie bien aimée, ma Mongolie

Pays de prairies naturelles ondulant dans la brise,

Pays des steppes infinies nimbées de mirages fantastiques,

de rochers, d'inacessibles hauteurs où les hommes de bien avaient usage de se rencontrer,

Des antiques ovoos, menhirs aux dieux et aux ancêtres,

Ceci, tout ceci est ma terre natale,

Ma patrie bien aimée, ma Mongolie

 

Pays où en hiver tout est couronné de neige et de glace,

avec les herbes scintillantes comme verre ou cristal,

Pays où en l'été la terre n'est qu'immense tapis de fleurs,

de chants d'oiseaux, des terres du Nord  jusqu'au Sud

Ceci, tout ceci est ma terre natale

Ma patrie bien aimée, ma Mongolie

 

  Marie-Christine GUIDON

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GEORGES SÉFÉRIS

Entre mythologie et modernité

 

Bien avant de devenir le grand écrivain de la Grèce moderne, Yórgos Seferiádis, plus connu sous le nom de plume de  Georges Séféris (1900 – 1971), restera ce pérégrin infatigable avec, entre ciel et mer, pour port d’attache, les rives de l’antique Ionie. Il se disait lui-même, « non pas Grec mais hellénique ». Toute son œuvre poétique, bercée par une langue vieille de quatre mille ans, est consacrée à sa terre de tradition qui va d’Homère à Solomos.

« J’ai fait mes premiers pas sur la poussière millénaire sous l’ombre grandiose des ruines sacrées. »

Né à Smyrne, son père est docteur à l’Université d’Aix en Provence et plus tard professeur de droit international à Athènes. Sa mère est issue d’une riche famille de propriétaires terriens. La famille passe tous ses étés à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Smyrne. Cette période marquera à jamais l’auteur « Comme un jardin des Mille et Une Nuits  où tout était magique ».

En étudiant dans un lycée privé français, il acquiert une parfaite maîtrise de notre langue. De 1918 à 1924, il poursuit des études de droit à Paris mais s’intéresse surtout à la littérature « j’ai vécu six ans et demi à Paris, riches années auxquelles je me suis donné de toute mon âme, aimant chaque instant, chaque endroit, chaque pierre ».

Il publie son premier poème en 1920 dans une revue estudiantine sous le nom de Georges Skaliotis. À la fin de 1926, ayant réussi le concours du Ministère des Affaires Étrangères, il entreprend une carrière diplomatique qui va le conduire à de nombreux déplacements de pays en pays. Il commence à écrire ses premières œuvres et se consacre notamment au haïku.

Femme nue

La grenade qui s’est brisée était

Pleine d’étoiles.

Comment rassembler

Les mille infimes débris

De chaque homme ?

Ne pas se limiter à ce qui est mais s’étendre à ce qui peut être… 

Ne serait-ce pas là, la vocation première de sa poésie, s’approcher au plus près de ce qui nous dépasse ?

Par le pouvoir de la métaphore, apparaît la révélation.

C’est avec son ouvrage « Strophe » qu’il se fait une place dans la poésie grecque. La critique athénienne, taxe Gerorges Séféris avec sa poésie novatrice, de vouloir rivaliser avec la « poésie pure ».

En 1941, il épouse Maro Zannou. Le couple s’exile en Crète puis au Caire en Egypte, pour fuir l’occupation nazie. En 1944, la guerre civile éclate en Grèce. L’année suivante, Georges Séféris ressent le vif besoin d’abandonner le ministère, par conviction, d’une part et, d’autre part pour se consacrer pleinement à l’Écriture « pour mûrir et pour mourir en homme ». Il est le premier Grec à recevoir le Prix Nobel de littérature en 1963. Il est ainsi récompensé par l’Académie suédoise « pour son exceptionnel lyrisme, inspiré par un profond sentiment de l’hellénisme ».                                 

Il a tenu son journal chaque jour de 1925 à sa mort en 1971. Il évoque ainsi, toutes les étapes qui composent une vie bien remplie. Son œuvre est représentative de sa quête inlassable d’un équilibre, d’un sens à donner à la Vie comme à la Mort. Il aura toujours lutté en écrivant contre le cliché, la banalité du propos pour exprimer dans une langue simple, des idées pourtant d’une grande profondeur. « Je ne veux rien que parler simplement. Que cette grâce me soit accordée » (Un vieillard sur le bord du fleuve – 1942).

Parmi les livres qui jalonnent son incroyable parcours, « Poèmes » (1933-1955) préfacé par Yves Bonnefoy, nous fait découvrir, entre autres, son regard sur la Mythologie.

Outre la poésie, il a publié un livre d’essais, des traductions de poètes américains, anglais et français. Son œuvre a été traduite dans plusieurs langues et certains de ses poèmes en été mis en musique par Mikis Théodorakis.

Le corps meurt, l’eau se trouble, l’âme

Hésite

Et le vent oublie, oublie sans cesse,

Mais la flamme ne change pas. 

La poésie de Georges Séféris est un chant universel qui se fond dans le ciel céruléen…

Avec une prière timide de chaque matin

Qui parvient au rivage, cheminant

Dans les failles de la mémoire

(Post-scriptum – 11 septembre 1941)

            Marie-Christine GUIDON

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YOSANO Akiko (1878 – 1942)

Figure de proue de la Poésie japonaise moderne

Poétesse, écrivaine et essayiste japonaise, elle est considérée comme la plus célèbre femme poète du Japon moderne mais aussi l’une des plus controversées en raison de son écriture audacieuse et de son engagement féministe. Issue d’une famille de commerçants, elle parvient à continuer ses études. Une fois diplômée, elle commence à se consacrer à l’écriture, malgré l’obligation de travailler dans l’entreprise familiale.

Jusqu’à mes vingt ans

Peu profonds furent les bonheurs

De mon existence

Si seulement pouvait durer

Le doux rêve du présent

Puis, elle rencontre le poète Yosano Tekkan en 1900. Ils tombent éperdument amoureux et se marient l’année suivante. Ils ne se quitteront plus et de leur union naîtront douze enfants.

Il ne rentre pas

Jour de printemps qui finit

Et moi dans la nuit,

Sur le koto mes cheveux

Emmêlés bouleversés

 (Le koto est une cithare à 13 cordes en soie)

Le premier recueil d’Akiko « Cheveux emmêlés » (Midaregami) est un véritable hymne à l’amour…Elle a vingt-trois ans, à peine, lors de sa parution. Ce titre est évocateur du tumulte des sentiments qui jaillissent sur les pages. La jeune femme connaît un succès retentissant mais sa poésie, aux accents voluptueux, lui attire la critique des conservateurs. Néanmoins, ce recueil (le plus célèbre de l’auteure) devient  la référence de toute une génération de poètes. Elle renouvelle alors le genre poétique du tanka (poème court de 31 syllabes) et libère l’expression de la sensibilité féminine dans les 399 poèmes (répartis en six chapitres) qui le composent. Cette œuvre capitale du romantisme japonais a été traduite en français dans son intégralité par Claire Dodane, professeur de langue et littérature japonaises à l’Université de Lyon et directrice de l’Institut d’études trantextuelles et transculturelles. De nombreux poèmes du recueil reposent sur une symbolique des couleurs.

Le printemps, autre image clé, est synonyme de jeunesse et de liberté. Chant, danse, musique, peinture et poésie sont convoqués pour célébrer la fusion des différentes formes artistiques, la correspondance de l’amour et de l’art. Le végétal occupe une large place, et de celui-ci surgissent une multitude de personnages qui s’apparentent à des dieux. Certains appartenant au monde de l’art sont nommément évoqués, comme Li Bai (701 – 762), grand poète chinois du VIIIe siècle. Liberté de ton et fantaisie ne manquent pas dans l’œuvre de Yosano Akiko, souvent nimbée de sensualité.

Vingt ans mon amie

Soit deux ans de moins que moi ;

Pour cela aussi,

Disons de notre amitié

Qu’elle s’approchait de l’amour

Promesse étant faite

Que tu saurais contenir

Tes pensées pour elle,

Oublie donc en ce printemps

Les fleurs rouges du souvenir

Quand son frère est mobilisé en 1904 , lors du conflit russo-japonais, elle s’attire une nouvelle fois les foudres des conservateurs en publiant un long poème libre « que tu ne meures pas ! » (kimi shini tamô koto nakare), dénonçant la position confortable de l’empereur qui « ne va pas aux champs de bataille ».

Avec le brouillon

Maculé d’imprécations

De mes poésies

Je parviens à contenir

Le vol noir des papillons

 

En 1912, elle rejoint son mari à Paris, revêtue de la tenue traditionnelle japonaise et relate son séjour dans un recueil «  Lorsque je marche dans Paris en kimono, où que j’aille, j’attire les regards comme un spectacle de foire ».

Yosano Akiko est l’une des premières féministes de son pays. Elle attache une importance toute particulière à l’égalité intellectuelle des deux sexes. Elle fonde notamment en 1921 une école privée pour qu’un enseignement mixte y soit prodigué, ce qui n’était pas le cas jusque là. Elle ne cessera jamais d’écrire. Malgré l’alitement dans les deux dernières années précédant son décès elle composera plusieurs séries de tanka. Toute sa vie s’est déroulée à la lumière de son génie poétique.

        Marie-Christine GUIDON

 

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Laura KASISCHKE

Une plume spectrale et fragile

Née en 1961 dans le Michigan, elle n’en est jamais partie. Elle y exerce le métier de Professeure d’écriture à l’Université Ann Arbor. Laura Kasischke a acquis le statut d’écrivaine culte avec ses différents romans en France (onze ouvrages). Pourtant aux Etats-Unis, elle est surtout reconnue pour sa poésie. Elle a d’ailleurs obtenu de nombreux prix et distinctions, notamment le « National Book Critics Circle Award », la bourse Guggenheim et le « Rilke Award for Poetry ».

Ses recueils (une dizaine sur les trente dernières années) où s’entrechoquent le cosmique et le quotidien sont traversés de regrets, de non-dits, des vicissitudes d’une vie de femme…mais aussi d’une violence latente qui puise sa source dans la classe moyenne provinciale du Midwest, en apparence bien lisse.

« La vie humaine, ce n’est pas d’aujourd’hui que je la tiens pour une ombre »  (citation extraite de Mariées rebelles – 2017). L’éducation religieuse reçue de ses parents durant l’enfance a laissé un sceau prégnant dans son œuvre.

L’âge avançant, se mêle à ses écrits poétiques, un brin de nostalgie sur le temps qui passe inéluctablement. Le thème du deuil y est omniprésent. En lisant Laura Kasischke, inspirée par le bouillonnement surréaliste, on ne peut s’empêcher de penser à Sylvia Plath.  « Je n’écris de poèmes que quand je ressens un besoin urgent de le faire ». Virginia Woolf est l’écrivain qui l’a le plus nourrie dès sa jeunesse et cette empreinte est bel et bien perceptible.

Elle a soigneusement sélectionné et regroupé dans une anthologie personnelle intitulée « Où sont-ils maintenant » (Éditions Gallimard) les poèmes qui symbolisent sa personnalité profonde de façon signifiante. Avec ce parcours rétrospectif, elle nous révèle son évolution stylistique et dévoile son goût pour les épiphores, les enjambements avec rejets et contre-rejets.

Lorsque son premier roman « A suspicious river » paraît, deux recueils de poésie ont déjà vu le jour.

Elle confie volontiers qu’elle écrit toujours ses poèmes à la main, sorte de prolongement d’elle-même, contrairement à ses romans qu’elle rédige à l’ordinateur.

« Je me sens plutôt nue en prenant le stylo ».

Cette différence lui permet d’accéder à d’autres mots, d’autres rythmes, de l’ordre de l’instinctif, presque du primitif. 

« J’aime me perdre dans l’écriture, composer des poèmes me permet d’avoir accès à une autre part de moi / Le poème part toujours d’une inspiration soudaine, inédite, fugitive, qui ne reviendra peut-être jamais plus / La poésie est quelque chose d'inatteignable, d'effrayant et de frustrant. »

Pour autant, on retrouve dans la poésie de Laura Kasischke, précision et émotion et la même beauté mystérieuse, le même genie des images que dans ses nouvelles ou ses romans.

La première nuit à tire-d’aile, nous avons pris notre envol.

Tout juste sortis de l’enfer, nous avons niché

dans l’arbre à lunes

parce que l’arbre de vie

était chargé de citrons

et que l’arbre de mort

avait blanchi sous les cocons laiteux des anges.

Nous avons secoué l’arbre et les lunes

sont tombées à côté des crânes et mastodontes

éraflées et abrasées par le sable.

Ses œuvres poétiques :

Les infinitésimales – Espaces dans les chaînes

Lys dehors – Jardinage dans le noir

Dansent et disparaissent – Feu et fleur

Ce n’était pas – Ménage dans un rêve

Folles mariées – Où sont-ils maintenant

En guise de conclusion, cette citation à son image :

« Comme il serait étrange, au bout d'une existence mutique, de s'apercevoir qu'on possédait depuis toujours au fond de soi ce cri sauvage… »

  Marie-Christine GUIDON

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LA REGINA DI SABA

LA REINE DE SABA

D’Angelo MANITTA

Ce long poème lyrique, composé de 105 quatrains est une véritable épopée et nous entraîne dans l’univers onirique et singulier d’Angelo Manitta. Chaque page en langue italienne accueille, en regard, sa traduction française (de Jean Sarraméa).

Dans son cheminement, l’auteur apprivoise à la fois l’Histoire et le temps, nous conduisant à travers le désert à la rencontre de la reine de Saba et du roi Salomon. Les vers iambiques font immanquablement penser au rythme scandé des pas des chameaux dans l’immense étendue de sable. La caravane s’étire pour nous inciter à la méditation « Le sillage oblong de la caravane est serpent » et « se déroule sur les roches ». L’unité rythmique devient alors musique intemporelle. Les images se succèdent, révélant l’exotisme, les richesses, les saveurs et les beautés de l’Orient. Entre lumière aveuglante et ténèbres, entre vie et mort, sagesse et prospérité, l’histoire humaine, nimbée de ses mystères s’imprime au fil des pages. Par la magie des mots, on parvient à percevoir « La chaleur du Sahara » qui nous grise et « incendie le ciel » tandis que « Les vents de l’Océan » nous apportent des effluves d’épices et de santal.

On sait combien la rencontre biblique entre la reine de Saba et le roi Salomon a eu un impact sur l’imaginaire collectif. Ici, l'évocation du passé et l'histoire contemporaine semblent reliées par un fil invisible. Cet épisode mythique est à la croisée des cultures et n’en finit pas de fasciner ou de susciter des interrogations. Il détient ainsi un pouvoir philosophique. Et comme nous le dit si justement le Poète « À l’embouchure des vents tu te découvres toi-même ».

La femme, sublimée par la dramaturgie de la situation est déifiée par l’auteur « La beauté d’une femme c’est un ciel sans nuage / un arc-en-ciel de luminosité qui dissipe les nues / c’est le soleil qui resplendit sur la colline ». Sa sensualité habille les vers et la passion enlace les mots « Le désir gonfle la poitrine de la déesse ». Elle devient, alors, vecteur d’émotions multiples.

La reine de Saba est, et restera pour longtemps encore, une énigme à elle seule…

« L’âme a le poids de l’absolu. La conscience est une aile fragile, légère comme une plume », tout comme celle d’Angelo Manitta qui nous entraîne en ces lointaines contrées !

       Marie-Christine GUIDON

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